L'Observatoire des ChibAnis et ChibAniyates- مدونة خاصة بالاشخاص المسنين

dimanche 21 septembre 2014

Maladie Alzheimer 2014



           Mobilisons-nous contre l'OUBLI


Nous sommes le 21 septembre et c'est la Journee Mondiale Alzheimer. Toute la communauté internationale célèbre cette journée ,chacune à sa manière.
Comme chaque année, depuis seulement quelques annees,l’ensemble des associations au Maroc, luttant contre Alzheimer se mobilise lors de la Journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer afin de sensibiliser et informer le grand public. Solidaire de ces manifestations, l.Association Espoir Maroc Alzheimer ,EMA, à l'instar des autres associations marocaines s'occupant des malades Alzheimer,a choisit une semaine ,portes ouvertes ,pour une fois de plus faire connaitre cette maladie et la faire sortir de l'oubli. L' AME a choisit cette année le slogan
                          
                                        " Mobilisons-nous contre l'OUBLI "

Un menu riche est varié est concocté durant toute la semaine qui commence du 19 septembre par la célébration de cette journée 2014 au siège de l'hôtel de ville et se terminera par une journée portes ouvertes a l'hôpital Ibn Zohr. Un colloque sur la maladie est prévu le 22 et le 23 sur le même thème.
Pour rappel ,l' AME est créée en 2011 a Marrakech par un nombre important de volontaires de la société civile et du domaine associatif, par un corps médical et paramédical à savoir des médecins neurologues, gériatres, des enseignants , infirmiers mais aussi par des familles et patients atteints de la maladie d’Alzheimer, dont les principaux objectifs sont entre autres
-Combattre la maladie d’Alzheimer et atténuer les souffrances des personnes atteintes.
- Soutenir les familles des patients dans leur lutte contre la maladie de leurs proches.
- Veiller au respect et à la dignité des patients.
- Attirer l’attention des responsables de la santé au Maroc sur l’ampleur et la gravité des démences notamment celle d’Alzheimer.
- Créer un espace de rencontres et d'echange.
Vous serez mieux renseigner et informer en cliquant sur le site web de cette
association.
http://www.alzheimer-maroc.net

Ils ont besoin de NOUS !

Je reprendrai bien volontiers ce paragraphe ,très émouvant et très touchant a plus d un, du président de l'AME Mohamed 'Naim :
"Nous n’avons mesuré la portée lointaine de ses paroles que le jour ou nous avons découvert le nombre ahurissant des cas, la complexité de chacun et l’horreur inhumaine qui en découle.
Des familles entières par milliers, dizaine de milliers en détresses, livrées à elles mêmes, complètement désarmées face à un être cher qui perd peu à peu au fil des jours tout ce qui fait de lui un être humain.
Malheureusement aujourd’hui cette réalité s’affiche quotidiennement à nos yeux et la prise de conscience de chacun est loin d’être une réalité face à un désastre sanitaire qui s’annonce. Soyons unis tous ensemble pour lutter contre ce fléau, mobilisons toute notre énergie pour que demain les malades et leurs familles puissent trouver une aide partout dans notre royaume.
Nous avons besoin de vous… "

Mais avant tout,ils ont besoin de NOUS et de nous toutes et tous.
Certes cette maladie est terrible. Certes cette maladie est horrible. Certes cette maladie entraine des effets dévastateurs non seulement sur le malade , mais aussi sur toute la famille voire même sur toute la société.
Alors ,si ce 21 septembre ,proclamé , journée Mondiale Alzheimer, symbolise avant tout ,le combat quotidien de ceux qui vivent cette souffrance, a savoir les malades et les membres de leur famille,c’est le moment où ils peuvent manifester leur dignité et leur volonté de crier haut et fort les aléas lutter de ce fléau. C'est le moment opportun pour manifester la compréhension ,la solidarité et la responsabilité partagées entre personnes et groupes de différents horizons qui luttent en silence contre cette maladie dite maladie du siècle.
C'est pourquoi les organisateurs qui veillent à l organisation de toutes les activités à cette occasion, journées ouvertes,marches,rassemblements,manifestations,ensemble des messages diffusés ,textes, photos, films, doivent penser au respect de la dignité de ces personnes malades et doivent avoir a l esprit que la célébration de la Journée Alzheimer devrait être un processus continu, tout au long de l'année et pas l apanage d une seule et unique journee.

jeudi 4 septembre 2014

HafeezullAh.

Au Cachemire, le bon air de la montagne fait des centenaires par dizaines





Au Cachemire, le bon air de la montagne fait des centenaires par dizaines
Hafeezullah a peut-être bien plus de 100 ans, mais cela ne l’empêche pas d’allexr tous les jours au travail, comme des dizaines d’autres à qui le grand air des montagnes du Cachemire permet de vivre des dizaines d’années de plus que la moyenne au Pakistan.
Soutenu par une canne, le chétif vieillard à la barbe blanche continue à travailler ses champs dans la magnifique vallée de Neelum, sur les contreforts sud de l’Himalaya, comme il le faisait à la lointaine époque coloniale britannique, bien avant l’indépendance du pays en 1947.
Sur le front de la guerre contre le terrorisme depuis le 11-Septembre, point de départ d’une décennie de violences pour le pays, le Pakistan est considéré par l’ONU comme l’un des pires pays au monde pour les personnes âgées, entre insécurité, promiscuité et féodalité rurale.
Mais la règle semble caduque une fois arrivé dans la vallée de Neelum, qui serpente entre les montagnes reculées du Cachemire, étirant ses paysages féériques sur quelque 200 km au fil d’une rivière vive et limpide.
Une enclave épargnée par les tensions et violences sporadiques qui rythment la rivalité entre le Pakistan et l’Inde voisine dans cette région frontalière depuis 1947. 
Ses reliefs escarpés et ses pics coiffés de neiges, ses cascades et ses verts pâturages entourent le village de Chattah, où l’AFP a rencontré une bonne dizaine de centenaires autoproclamés.
A commencer par Hafeezullah, qui revendique même... 132 ans, ce qui en ferait le doyen actuel de l’Humanité. Mais le registre d’état civil local ne lui donne “que” 107 printemps. L’homme, au visage aussi raviné que le paysage qui l’entoure, livre son secret de longévité: un régime sain de produits frais, très occasionnellement agrémenté de viande.
De sa lointaine jeunesse, il se rappelle surtout la nourriture peu chère et à foison. “On mangeait des légumes et des fruits secs. On enterrait les légumes séchés pendant l’hiver, et on les déterrait ensuite pour les manger l’été”, explique-t-il, détaillant le système naturel local et naturel de congélation-décongélation saisonnières.
Il a survécu à trois femmes, mais sa quatrième, Issem Jan, est toujours là. “Je fait tout mon possible pour lui. Je l’assiste en permanence, et Dieu me récompensera pour cela”, dit l’épouse de 70 ans en massant les jambes du patriarche.
Situés à 2.000 mètres d’altitude, Chattah et ses environs sont coupés du reste du monde par la neige pendant près de la moitié de l’année. Mais garantissent un fort taux de globules rouges et un air pur inconnus dans les grandes villes pakistanaises très polluées.
Bien que fréquentée par les touristes pakistanais, la vallée de Neelum reste très préservée et l’on continue souvent à y travailler comme avant, avec des charrues à boeufs, sans pesticides et en auto-suffisance.
Selon le chef du village Abdul Khaliq, un jeunot de 75 ans, les hommes et femmes se lèvent habituellement à 4 heures du matin et travaillent jusqu’au coucher du soleil à couper du bois, charpenter les bâtiments et prendre soin de leurs troupeaux. Un quotidien rude, mais qui contribue lui aussi à la longévité ambiante, selon les intéressés.
Seuls 60% des habitants de la région ont été officiellement recensés, mais selon Mohammad Shapal Khan, un responsable de l’état civil local, chaque village de la vallée compte au moins une dizaine de nonagénaires ou centenaires. Une exception dans un pays où l’espérance de vie ne dépasse pas 64 ans pour les hommes et 66 pour les femmes, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Un- index récent de l’ONU a même classé le Pakistan parmi les trois pires pays au monde pour vieillir, et comme le pire pour la sécurité et la liberté de mouvement des seniors.
Sabat Khan, 102 ans selon ses dires et 92 selon l’état civil, explique sa longévité par le cadre sain et magnifique de sa chère vallée et “la bénédiction de Dieu”. Grâce à eux, dit-il, “j’ai vécu vieux, et sans jamais avoir été malade ou presque”. 


AFP
Lundi 1 Septembre 2014

samedi 30 août 2014

Les Oubliées des Oubliés


"Ils s'appellent, Abdellah,Ahmed,Mohamed, Ramadane, Saleh, Taher,Sebti.Ils sont venus d'Alger entre 1951 et 1971, seuls, pour travailler en France.Ils prévoyaient ,un jour ,de repartir au pays. Les années se sont écoulées, ils sont maintenant à la retraite. Ils sont toujours là."

Un plaisir de partager avec vous ce magnifique et très touchant documentaire " Perdus entre deux rives,les Chibanis oubliés" écrit et réalisé par Rachid Oujdi.


    https://m.youtube.com/watch?v=JS8Gg3eqs64













         "Perdues entre deux rives, Mes ChibaniYates, les Oubliées des Oubliés."

Si un jour je devais réaliser un cher et peut être irréalisable vœu,mon documentaire,  je le nommerai ainsi ,avec ce grand titre . 
             "Perdues entre deux rives, Mes ChibaniYates, les Oubliées des Oubliés"

Mes pensées vont vers , Mimouna , El batoul , Abbassiya, Azzahra , Yamina , Ettaouss,Zoulikha. Elles sont ,toutes , mères , grand-meres,épouses, fiancées,sœurs , cousines, voisines , ou autres et qui ont dû ,une certaine époque , un certain age, dans certaines circonstances,accepter parfois , jamais dans la joie , toujours dans la douleur,et souvent à  contre cœur de voir ,ces chibanis , jadis ,jeunes, beaux , vaillants , courageux, partir.On les appelle alors les Immigrés.RME qu on les désigne de nos jours. Ces chibanis, sont passés  outre manche pour aller réaliser le développement et l'essor que connait   l Europe. Ô,combien convoités en ces années, malheureusement , oubliés de nos jours. 

Ingratitude et Non Valoristion
Elles, leur échappatoire pour certaines,etaient, rejoindre le conjoint , le père , le fils , le frère et vivre très loin,étrangère dans un pays nouveau , dans une ville nouvelle.La séparation avec la famille et le milieu était toujours un déchirement répétitif.Grisaille , pluie,froid et monotonie , milieu hostile,comme menu quotidien. Pourquoi avoir quitter le pays , pourquoi avoir laissé mes racines, pourquoi ne plus se dorer hiver comme été par le soleil du pays et se couvrir par le ciel si Clément et si Généreux du bled.Beaucoup de questions une seule réponse.En ces temps là pas de place a la déprime mais a la résignation avec la joie des retrouvailles ,a l horizon l'été dans x mois. En ces temps là, on ne parlait pas encore d'intégration , on n'évoquait pas d'assimilation,la peur de l'autre n'avait pas sa place.mais le racisme ,l'intolérance et la xénophobie battaient leur plein.
D'autres de ces Dames ont choisit de rester au bercail, veiller et assurer et puis attendre ,attendre, et toujours attendre. Attendre , les beaux jours,l été , soleil tapant et chaleur insupportable , le retour,d un mari , d'un pere,d'un fils , d un gendre, d un cousin, d 'un fiancé.
C'est à travers le récit de ces vaillantes Dames,que je tisserai mon film. Je cueillerai  de leurs bouches  tous les mots non-dits,j'enregistrerai  toutes les expressions dissimulées ,je partagerai tous les sentiments refoulés, je crierai toutes les douleurs vécues .
Par toutes les joies, les peines, les angoisses. par toutes les retrouvailles, le départ ,l' espoir,le désespoir...je tisserai par les mots mon film ,comme les nombreux et beaux tapis tissés ,nuit et jour,ou les multicolores Hanbels ( patchwork )ou le typique bourabah ( couverture en laine ) ou les murs des demeures,peints a la chaux blanche avec l arrivee du printemps . Demeures et foyers que ces Nobles Dames , jeunes , belles,elegantes, jadis , ChiBaniYates desormais aujourd'hui ,ont si bien arrivé , seules , avec courage , perseverance et patience dans l ame,a préserver et a garder.
Vivement mes ChibanYates, les Oubliées des Oubliés

  

vendredi 22 août 2014

{ وَقَضَى رَبُّكَ أَلاَّ تَعْبُدُواْ إِلاَّ إِيَّاهُ وَبِالْوَالِدَيْنِ إِحْسَانًا إِمَّا يَبْلُغَنَّ عِندَكَ الْكِبَرَ أَحَدُهُمَا أَوْ كِلاَهُمَا فَلاَ تَقُل لَّهُمَآ أُفٍّ وَلاَ تَنْهَرْهُمَا وَقُل لَّهُمَا قَوْلاً كَرِيمًا . وَاخْفِضْ لَهُمَا جَنَاحَ الذُّلِّ مِنَ الرَّحْمَةِ وَقُل رَّبِّ ارْحَمْهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرًا . رَّبُّكُمْ أَعْلَمُ بِمَا فِي نُفُوسِكُمْ إِن تَكُونُواْ صَالِحِينَ فَإِنَّهُ كَانَ لِلأَوَّابِينَ غَفُورًا } {الإسراء/23-25} 




{ وَقَضَى رَبُّكَ أَلاَّ تَعْبُدُواْ إِلاَّ إِيَّاهُ وَبِالْوَالِدَيْنِ إِحْسَانًا إِمَّا يَبْلُغَنَّ عِندَكَ الْكِبَرَ أَحَدُهُمَا أَوْ كِلاَهُمَا فَلاَ تَقُل لَّهُمَآ أُفٍّ وَلاَ تَنْهَرْهُمَا وَقُل لَّهُمَا قَوْلاً كَرِيمًا . وَاخْفِضْ لَهُمَا جَنَاحَ الذُّلِّ مِنَ الرَّحْمَةِ وَقُل رَّبِّ ارْحَمْهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرًا . رَّبُّكُمْ أَعْلَمُ بِمَا فِي نُفُوسِكُمْ إِن تَكُونُواْ صَالِحِينَ فَإِنَّهُ كَانَ لِلأَوَّابِينَ غَفُورًا } {الإسراء/23-25} 





lundi 18 août 2014

Lu dans la presse sur nos PA






Quelques articles sur nos PA lus dans la presse quotidienne .Durant le mois sacré de Ramadan ,nos journalistes n ont pas oublié nos personnes âgées. Un bon point.






samedi 19 juillet 2014

La retraite active de Haj Lahcen.

Par : Hinde Taarji
Président de l’association Maroc-Alzheimer, Haj Lahcen se bat pour sensibiliser à cette maladie qui a emporté sa mère. En septembre 2012, il organise un colloque sur le sujet à Agadir, sa région d’origine. Pour ce MRE de la première génération, arrivé en France avec un contrat de Mora, la retraite n’est pas synonyme d’inactivité
Quand il vous rencontre, c’est de cela qu’il vous parle en premier : la maladie d’Alzheimer.  Cette cause l’habite depuis que la maladie a frappé et emporté sa mère. Haj Lahcen raconte comment, en regardant un reportage sur le sujet, il a compris que le mal dont souffrait celle-ci - qu’on prenait pour folle et trainait de fquih en fquih- portait un nom.  A partir de là, il monte l’association Maroc-Alzheimer et n’a de cesse d’informer sur ce fléau dans sa région d’origine.


Prendre de la vie ce qu’elle vous donne.

Blouson léger en tergal clair, chemisette impeccablement repassée et lunettes à fine monture, Haj Lahcen porte beau. A la retraite depuis un an, cet originaire du Souss peut désormais s’adonner entièrement à l’associatif, sa passion de toujours. Comme tant d’autres de ses vieux camarades, Haj Lahcen aurait pu se contenter de tuer le temps entre la mosquée et le jardin public. A tout égard, son parcours fut celui du travailleur émigré type de la première génération. Quand il arrive en France en 1972, Haj Lahcen est un jeune gars du sud du Maroc. Il n’a, pour toute instruction, qu’un niveau d’école coranique. Sa venue en France, il la doit  à Mora, le célèbre sergent-recruteur qui a fourni des milliers de bras l’industrie minière française. Ecumant le sud marocain à la recherche de nouveaux contingents de travailleurs, Mora était attendu comme le messie par les jeunes de la région. Dès l’annonce de son arrivée, ils se pressaient par dizaines pour défiler devant lui. Tous avec le même espoir : recevoir un tampon vert sur la poitrine. C’était ainsi, effectivement que Mora marquait, à l’instar de ce qui se pratique pour les moutons, les hommes dont il retenait la candidature. Haj Lahcen se fit donc tamponner en vert mais il dût attendre deux ans avant de pouvoir émigrer. A partir de là, sa vie est sur des rails. Il commence par travailler pour le compte des Charbonnages de France. Après trois ans dans la mine, il quitte le nord pour Paris. Là, il s’engage dans l’industrie automobile. Quelques années passent. Le besoin de changement le reprend. Il descend plus encore vers le sud et s’installe définitivement sur la côte d’Azur


Une retraite bien préparée
Quand on lui demande comment s’est déroulée cette vie en émigration, il vous répond « très bien, sans aucun problème ».Personnalité positive, Haj Lahcen prend ce que la vie lui donne. Il ne se perd en regret d’aucune sorte. Dès la fin des années 80, il s’investit dans l’action associative, porté par le besoin d’agir et de venir en aide à autrui. Il organise des manifestations culturelles tout comme il envoie des tonnes de matériel médical au Maroc. Lors du tremblement de terre d’Al Hoceima, il se démène comme un beau diable pour faire parvenir de l’aide aux sinistrés. Bref, l’homme ne se sent bien que lorsqu’il peut aider autrui. Aujourd’hui, il peut ne faire que ça et cela fait son bonheur en même temps que celui des autres.

Source: www.dimabladna.ma
Mai 2012

dimanche 6 juillet 2014




 مسن تركي يصوم رمضان للمرة الـ 100 في حياته

يواظب التركي "عيسى جنكيز" - البالغ من العمر 107 أعوام - على صيام رمضان منذ كان في السابعة من عمره، أي أنه محافظ على صيام رمضان لقرن كامل من الزمن.
التقت الأناضول جنكيز - الذي يعيش مع أبنائه في ولاية "أغري" شرق تركيا - ويبدو بصحة جيدة، ويتولى شؤونه بنفسه رغم كبر سنه، وصيامه في نهار الصيف الطويل.
يحرص جنكيز على أداء الصلوات في المسجد، ويقضي معظم وقته في قراءة القرآن، وقام بأداء فريضة الحج عندما كان عمره 100 عام، وذهب للعمرة بعدها بأربع سنوات. وبالإضافة لمواظبته على صيام رمضان يحرص جنكيز كذلك، كما أخبر مراسل الأناضول، على الصوم في رجب وشعبان.
ويرجع جنكيز سبب تمتعه بصحة جيدة رغم تقدمه في العمر، إلى حرصه على التغذية الصحية، وتناول الأطعمة الطبيعية.
وحكى جنكيز لمراسل الأناضول؛ عن هجرة عائلته من إيران إلى أغري قبل 106 أعوام، وقال إنه رأى "مصطفى كمال أتاتورك" في شبابه، وشاهد الروس خلال تواجدهم في المنطقة.
وحضر مراسل الأناضول؛ حفل عيد ميلاد فاجأ به أبناء وأحفاد جنكيز - كبير عائلتهم - بعد الإفطار، بمناسبة بلوغه عامه السابع بعد المائة، وبدا جنكيز متحمساً لاستقبال عام جديد مع أولاده الـ 14 وأحفاده الـ 77.


  • Source:Le blog de ensemble.nous.pouvons.changer.over-blog.com

    vendredi 27 juin 2014

    MI RAHMA, LA BEAUTÉ D'UN RIRE EN OFFRANDE

    MI RAHMA, LA BEAUTÉ D'UN RIRE EN OFFRANDE

    Par Bouthaina Azami (Twitter) le 21/06/2014 à 12h00 (mise à jour le 21/06/2014 à 17h09)
    Cover Video - Mi Rahma
    © Copyright : Le360
    Elle est pétillante, Mi Rahma. Elle est malicieuse. Et, c’est elle-même qui le dit, elle est d’«une dignité redoutable». Mi Rahma a retrouvé le sourire. Oui, ses yeux se voilent encore, par moments. Mais la tristesse a disparu. La colère lui a cédé le pas. La colère et une furieuse rage de vivre.
    Elle est pétillante, Mi Rahma. Elle est malicieuse. Et, c’est elle-même qui le dit, elle est d’"une dignité redoutable". Mi Rahma a retrouvé le sourire. Oui, de temps à autre, son regard s’obscurcit au souvenir de cette nuit de l’horreur et du pire des outrages où l’on a forcé sa porte et où, ne comprenant pas, du haut de la lumineuse innocence de ses 96 ans, ce qu’on lui voulait, elle a encore appelé son violeur "mon petit", un môme, pour elle. Qui aurait pu être son arrière petit-fils. Un môme, pour elle, bien plus jeune que ne l’auraient été aujourd’hui les deux fils que, ce vendredi, elle nous a confié avoir perdu. Oui, ses yeux se voilent encore, par moments. Mais la tristesse a disparu. La colère lui a cédé le pas. La colère et une furieuse rage de vivre dont elle nous aura appris qu’elle n’a pas d’âge et qu’elle se nourrit au respect que l’on a de soi et de l’autre.








    (Vidéo: Bouthaïna Azami & Abderrahim Et-Tahiry)


    Elle est frêle, Mi Rahma. Mais elle ne mâche pas ses mots. Elle n’ira pas se fourvoyer dans un tribunal déserté de ceux qu’on censé juger et qui courent toujours. Et elle nous le dira sans détour. L’accusé qui avait été incarcéré à la prison de Kénitra a été relâché, lors même qu’elle l’avait formellement désigné comme étant l’un de ses agresseurs.  Il vit à présent, nous dira-t-elle, à Sidi Slimane avec des amis et vient régulièrement rendre visite à ses parents qui ne sont autres que ses propres voisins.

    Elle a l’air d’un roseau Mi Rahma. Mais elle le dit elle-même. Comme le roseau, rien ne la fera ployer que la mort.

    Face à son ancienne petite demeure pétrie dans la terre et est devenue, aujourd’hui, une annexe abritant la cuisine et le garde-manger, une petite maisonnée donnant sur une cour intérieure qui n’attend plus que quelques plantes pour l’égayer s’est élevée comme un rempart contre la peur. Deux portes de fer couleur cuivre se découpent dans la chaux. L’une mène à la salle d’eau. L’autre au salon qui laisse entrer le soleil à travers une fenêtre doucement barrée de fer forgé. Une petite maison, modeste mais fière, comme elle. Vierge de toutes les insanités dont on a pu souiller son espace comme on avait souillé son corps et son âme. "Je m’enferme et je dors tranquillement", nous a-t-elle dit sur un ton délicieusement rebelle. Une petite maison modeste et fière et forte comme un roseau pour avoir été bâtie sur des fondations. Le maître d’œuvre et son équipe? Elle leur préparait même des tajines dont ils se souviendront.

    Merci

    Merci. Un mot qui revient même par trop souvent dans la bouche de Mi Rahma. Merci à ceux qui ont permis qu’elle se remette à rire pour s’être remise à croire en l’amour. A croire que l’amour est plus fort que la violence. Elle a la lumière, à présent, Mi Rahma, pour l’éclairer la nuit, grâce à une voisine qui a permis au maître d’œuvre de puiser  chez elle l’électricité. Mais la lumière qui l’éclaire vraiment vient d’ailleurs. Une lumière qui permettra peut-être d’éclairer tout le village encore privé d’eau et auquel, grâce à cet élan de solidarité, des promesses ont été faites par la commune.

    En attendant, les rires de Mi Rahma résonnent encore dans les airs. Elle a vécu, Mi Rahma, et ce n’est pas peu dire. Mais elle est pétillante. Elle est malicieuse. Elle a l’éclat de 96 ans de furieuse innocence.

    Un plafonnier qui lui a été offert attend de recouvrir l’ampoule qu’elle aime à allumer la nuit comme une étoile qui n’appartient qu’à elle. La petite cuisine, impossible à repeindre pour être de terre, attend d’être recouverte de plâtre par un artisan sollicité ce vendredi, lors de notre dernière visite à Mi Rahma, Histoire, surtout d’en chasser les dernières traces d’une offense qui restera, malgré tout, plantée dans sa chair et sa mémoire. Mais dont chacun aura aidé à adoucir les plaies. Et dans ces moments où le rire de Mi Rahma s’élève comme une offrande, on se prend à espérer qu’il est des moments de douceur où elle oublie  tout à fait. Des moments…

    mercredi 25 juin 2014

    أرملة جندي تناشد الملك

    أرملة جندي تناشد الملك

    أرملة جندي تناشد الملك

    jeudi 19 juin 2014

    100 ans !

    GAD EL MALEH: LES 100 ANS DE SA GRAND-MÈRE SE FÊTENT SUR SCÈNE

    Par Bouthaina Azami  Le360
    Sa grand-mère, qui vit au Maroc, fêtait ses 100 ans, hier, et Gad El Maleh n'a pas manqué de lui rendre hommage durant son spectacle, mardi soir, au complexe Mohammed V. Un show qui a remporté un succès fracassant pour le rire tressé d'émotion que l'artiste sait mettre dans ses spectacles.

    vendredi 6 juin 2014

    70e anniversaire du Débarquement DDay70


    En hommage aux veterans.
    Ce 6 Juin 2014, soixante-dix ans après le débarquement allié sur la plage d’Omaha Beach en Normandie, la France a rendu hommage aux hommes et aux femmes qui ont participé à la Libération. Entouré d’une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement - dont la reine Élisabeth II d’Angleterre, Barack Obama, Angela Merkel et Vladimir Poutine, de près de 1800 vétérans, François Hollande a présidé les cérémonies organisées en Normandie.

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    Le vieillissement de la population, un problème immédiat

    Le vieillissement de la population de la planète est un phénomène qui doit impérativement être pris en considération dans l'élaboration de l'Agenda de développement post-2015, a souligné, récemment à Rabat, le coordinateur résident des Nations unies au Maroc, Bruno Pouezat.
    Dans une déclaration à la MAP, en marge de l'ouverture d'un atelier national sous le thème "La CIPD+20 et l'Agenda de développement post-2015", M. Pouezat a estimé que "pour le Maroc, le vieillissement de la population est un problème immédiat", soulignant que cet atelier sera l'occasion d'évoquer la manière et les modalités de se préparer, gérer et équilibrer "les exigences légitimes d'une jeunesse en pleine croissance aujourd'hui, avec les besoins d'une population plus âgée qui commence à se faire remarquer".
    Cet atelier, organisé conjointement par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et le bureau des Nations unies au Maroc, offre une plateforme de débat aux acteurs tant gouvernementaux que non gouvernementaux, sur les engagements du Maroc en matière de mise en œuvre des objectifs de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), et fait suite à la participation marocaine à la 47ème session de la population et du développement.
    Pour la directrice de la coopération multilatérale et des affaires économiques internationales au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Zakia El Midaoui, "l'objectif de cet atelier national est de passer en revue et faire le bilan de la grande Conférence internationale sur la population et le développement tenue en 1994 au Caire".
    La population mondiale est passée à un mode de consommation non viable par rapport aux ressources de la planète et surtout à cause des changements climatiques qui déséquilibrent tous les écosystèmes, a fait observer Mme El Midaoui dans une déclaration similaire.
    En termes de développement humain, l'Agenda du Maroc est harmonisé avec l'agenda international, a-t-elle souligné, rappelant dans ce sens le lancement par SM le Roi Mohammed VI en 2005 de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH).
    Le délégué interministériel aux droits de l'Homme, Mahjoub El Haiba, a salué, dans une allocution lue en son nom, les importantes réalisations du Maroc dans les domaines de l'accès universel à la santé, la réduction du taux de mortalité maternelle, le dépistage et la détection précoce des cancers du sein et du col de l'utérus, en plus de son engagement de coopération Sud-Sud dans ces domaines.
    Désormais, le Maroc est considéré comme un modèle à suivre dans la région notamment en termes de politique migratoire à travers l'opération exceptionnelle de régularisation de la situation des étrangers en séjour irrégulier, qui, selon M. El Haiba, sera appuyée par un nouveau cadre juridique et institutionnel selon une approche globale, humaniste et de droits de l'Homme fondée sur les dispositions de la Constitution.
    Dans le domaine politique, M. El Haiba n'a pas manqué de citer nombre de réalisations dont la réforme constitutionnelle, la réforme de la justice, notamment à travers le projet de loi sur la justice militaire, les réformes du Code pénal, de la famille ainsi que le projet de la régionalisation avancée.
    Cette rencontre nationale s'inscrit dans la perspective de la tenue le 22 septembre prochain à New York, d'une session extraordinaire de l'Assemblée générale, qui devrait réaffirmer les objectifs fixés au Caire en 1994 et fournir des orientations sur les priorités de la CIPD au-delà de 2014 et de l'Agenda de développement post-2015.
    Elle sera l'occasion pour les participants de débattre des progrès, des défis et enjeux émergents au Maroc, dans le domaine de la population et du développement.

    Source LIBERATION - Jeudi 5 Juin 2014

    jeudi 5 juin 2014

    Tanzida.

    Que du Bonheur!!
    Qui y a-t-il de si beau que le sourire de cette dame! Qui y a -t-il de si beau que le calme de Mi Fatima! Qui y a-t-il de si serein que maman Fatma!

    Jamais je ne me suis sentie aussi zen qu'avec cette ailleulle.Une chaleur,une bonté,se dégagent d'elle doublé de charme et de beauté de l âme .
    C'est suite a l appel  lancé par nos oasis du sud , où je me suis rendue avec un groupe de journalistes pour constater l état des lieux ,suite au ravage du climat en premier lieu et bien évidemment aux désastres  de l Homme. Ici a l' oasis de Tanzida,située au fin fond du sud marocain , exactement sud-est de la commune de Fam El Hisn , aux frontières marocco-algérienne.

    Tanzida  en agonie , Tanzida asséchée,Tanzida exploitée, Tanzida dépeuplée, Tanzida abandonnée, Tanzida , hier encore gloire et toute fierté  , crie aujourd hui au secours . Tanzida , hier havre de paix et de générosité  , lance aujourd hui un SOS .Tanzida , hier sans aucun doute , le meilleur lieu pour une escapade oasienne pour le plus branché de nous ,aujourd'hui  lieu  d'abandon pour le plus aguerri de nous tous.

    Choquée , retournée, estomaquée , par ce que j ai vu , mon sang n'a fait  un seul tour .que faire pour sauver Tanzida. Comment sauver Tanzida...Mon stylo ou plutôt mon clavier est mon seul  sauveur pour toi Tanzida. et ton appel de détresse n'est pas tombé dans les oreilles d'une  sourde. 
    Tanzida , je reviendrai !, Tanzida ,je retournerai sur mes pas,  je te le promets! Promesse d'une branchée des oasis du sud marocain






    mercredi 21 mai 2014

    L’espérance de vie des Marocains à 71 ans


    Le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la Santé sur les statistiques mondiales de la santé dans le monde en 2014 indique que l’espérance de vie des femmes au Maroc est de 73 ans (+ 7 ans depuis 1990) et que celle des hommes est de 69 ans (+6). L’espérance de vie moyenne des Marocains à la naissance est donc de 71 ans, en augmentation de 7 ans depuis 1990.

    La tendance est universelle et l’OMS explique cela par le recul de la mortalité infantile et du tabagisme, ainsi que du nombre de mères décédées durant l’accouchement. Cela est dû également à l’amélioration des services médicaux pour les adultes, essentiellement contre les maladies cardiovasculaires, mais aussi aux grands victoires sur les maladies chroniques, tueuses encore au 20ème siècle, comme la tuberculose et la malaria.

    Selon l’agence onusienne, une fille née en 2014 a une espérance de vie de 73 ans et un garçon de 68 ans, soit six ans de plus en moyenne que ceux qui sont nés en 1990. Cependant il y a toujours d’importantes disparités entre les pays à revenu faible et élevé. En général les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Dans les pays riches, cette différence est de six années en moyenne alors que dans les pays pauvres elle n’est que de trois années.

    Ce sont les Japonaises qui ont la plus longue espérance de vie au monde (87 ans), suivies par les Espagnoles, les Suissesses et les Singapouriennes. Du côté des hommes, ce sont ceux originaires d’Islande, de Suisse et d’Australie qui ont la plus longue espérance de vie, avec 81,1, 80,7 et 80,5 ans.

    A l’autre bout de l’échelle, l’espérance de vie dans 9 pays africains est toujours inférieure à 55 ans, que ce soit pour les femmes ou les hommes. Il s’agit de l’Angola, de la Centrafrique, du Tchad, de la Côte d’Ivoire, de la RDC, du Lesotho, du Mozambique, du Nigeria et de la Sierra-Leone.

    Des progrès importants ont été réalisés entre 2000 et 2012 dans la survie des enfants après le premier mois de vie. Par exemple, on a enregistré une baisse des décès d’enfants dus à la rougeole (-80 %), au VIH/sida (-51 %), aux diarrhées (-50 %), aux pneumonies (-40 %) et au paludisme (-37 %).


    Source PANORAPOST

    mercredi 16 avril 2014

    La doyenne des artisans sahraouis .




    Journée de la femme...Lalla Fatima Oumoussa 87 ans.Tribu des Ma El Aïnine. Doyenne des artisans de la Région, née en 1927 à Tichla, commune rurale à la frontière de l’actuelle Mauritanie.
    Bled Al Baïdane, monde des Bédouins …ces âmes d’acier qui résistent à la minéralité du désert et que les chagrins d’amour peuvent tuer...jugez plutôt...
    Seule fille d’une nombreuse fratrie de garçons, elle vient au monde en même temps qu’un petit frère jumeau.
    Ravissante, des lèvres charnues, des dents comme des gouttes de lait, ses pommettes hautes accompagnent un port on ne peut plus, gracieux. Ses yeux sont magnifiquement expressifs.
    Vive comme un chaton sauvage, toujours en mouvement, elle joue avec les garçons, câline son jumeau de qui elle est inséparable, assume avec légèreté toutes les nombreuses corvées de la vie nomade.
    Le monde de ses frères l’enchante.
    Trop occupée, elle ignore qu’elle est si jolie…et oublie de marcher en se dandinant comme les demoiselles bonnes à marier.
    En 1945, au nord d’Aousserd, dans ce paysage fabuleux du désert de Tiriss, deux campements de tribus se croisent, s’invitent.
    Mohamed Abderrahmane Dahmane de la tribu des Ouled Bou Sba remarque immédiatement cette jolie apparition. Elle a 14 ans, il en a 19…
    C’est déjà un homme complet. Outre l’art de la Méharée, il a approfondi l’enseignement coranique, s’exerce à la calligraphie et à la poésie et le travail des métaux n’a pas de secret pour lui.
    Un soir au cours d’une joute musicale, il donnera un quatrain magnifique, véritable bijou de poésie amoureuse à chanter au griot sur la beauté de Fatima.
    Étonnée et confuse, elle découvrira, le cœur battant, sous les notes du Tidinit, que c’est pour elle que le cœur de Mohamed Abderrahmane chavire.
    Ils se marient. Cinq enfants naissent, trois garçons et deux filles.
    Mohamed Abderrahmane est devenu Fqui. Il est unanimement respecté.
    Fatima l’observe de longues heures . Elle est si fière de cet époux qui sait tant de choses.
    Ahmedjaid, son aîné, 13 ans au prochain printemps, est fasciné par la dextérité du père et s’exerce aussi à l’artisanat.
    Khatri, ah Khatri…12 ans, il est le portrait vivant du frère chéri de Fatima…Khatri intrépide, collé à son père et qui veut faire tout comme lui…

    L’année 1969, Fatima ne pourra jamais l’oublier…
    Cette année-là, Mohamed Abderrahmane part avec Khatri vers un puits où s’abreuvent leurs chameaux. La scène n’a pour témoin que de jeunes enfants.
    Ils diront que l’homme a glissé, qu’il se débattait dans l’eau noire et que Khatri, impuissant a sauté, qu’il a tout fait pour sauver son père et que les deux se sont noyés…
    Fatima est face à son destin. Elle doit élever 4 enfants dont le plus grand n’a pas tout à fait 15 ans et le dernier, Mohamed…3 ans. Et deux petites filles de 10 et 8 ans…
    Elle pourrait faire ce qu’auraient fait la très grande majorité des Femmes Sahraouies dans son cas, se remarier. Car la société Maure ne fait des parias, ni des veuves ni des divorcées. Bien au contraire, leur statut les valorise.
    Mais le souvenir de Mohamed Abderrahmane Dahmane l’habite toute entière. Elle ne donnera pas un successeur à ses enfants.
    Les prétendants ne manquent pas… mais cette Pénélope des temps modernes, avec une détermination sans faille, un courage têtu, a décidé que le temps, la distance et l’absence n’existaient pas !
    Elle attend le moment de serrer dans ses bras ses deux amours, Mohamed Abderrahmane et Khatri, partis vers les grandes dunes, un matin de lumière…
    Khatri et Mohamed dont l’absence a creusé un gouffre permanent au creux de ses entrailles.
    Progressivement Fatima va retrouver tous les gestes qu’elle a vu faire à son époux, être digne à tout prix, de son souvenir.
    Peu à peu à sa suite, elle devient pleinement le chef de foyer.
    Alors naît un projet. Son aîné Ahmedjaid dans le silence et la douleur de la tragédie, a déjà pris sa place de soutien, il ne la quitte guère et se dirige lui aussi vers l’artisanat scrupuleux.
    Non il ne surpassera pas la sainte figure du disparu mais ses mains agiles avec constance, répareront tout ce que les hommes vont lui donner, fer blanc, cuivre, bois… Réparer tout entier investi dans sa tâche, dans le scrupule de chaque geste…ce sera la manière d’Ahmedjaid pour soulager le coup de poignard du destin …
    Les filles trouveront en grandissant naturellement, leur place de femmes et de mères dans la société, mais Mohammed, 3 ans si petit, Mohamed qui porte le prénom et le nom de son père…
    Mohamed Dahmane, cette page vierge pas encore calligraphiée…
    La décision est prise, Lalla Fatima Oumoussa fera de son fils un savant, un Docteur. Le summum des études, et ce docteur-là ira loin et haut dans la société. Voila son projet!
    Alors l’artisanat, la production des objets, les lèvres serrées, le geste concentré, le regard tourné vers l’intérieur, seront sa vie pour toujours.
    Son travail, apprécions le dans ce qu’il a de tendre, de précis, de joli, de soigneux, d’élevé parce que c’est une prière au Bon Dieu !
    Chaque geste de Lalla Fatima construit un destin avec cette litanie silencieuse : « Mon fils sera docteur, mon fils sera docteur, mon fils sera docteur …»
    Lalla Fatima Oumoussa est la maman du Docteur Mohamed Dahman, docteur en Sociologie, auteur d’une thèse très affutée sur la vie des nomades et leur sédentarisation…
    Elle représente l’artisanat de Dakhla y compris dans des voyages officiels à l’étranger.

    A 87 ans, elle continue jour après jour son travail d’artisanat dans l’échoppe où l’on peut la rencontrer au centre-ville de Dakhkla.
    Ahmed Jaid son aîné est dans l’échoppe mitoyenne et veille silencieux…
    Toute sa famille, enfants et petits-enfants, entoure avec dévotion, l’ancêtre si précieuse qui leur a montré le chemin du courage, de la volonté, de l’abnégation et de la fidélité.
    En 2008, Lalla Fatima Oumoussa avait la douleur de perdre Tarla, sa fille aînée, décédée d’une crise d’asthme, asphyxiée par ces grands sentiments humains qui vous marquent et que l’on ne dit pas.
    Un mois après son petit-fils, Mohamed, fils de Tarla, mourrait lui aussi d’une crise d’asthme, ne supportant pas l’épreuve immense d’avoir perdu sa mère.

    Bled Al Baïdane, monde des Bédouins …ces âmes d’acier qui résistent à la minéralité du désert et que les chagrins d’amour peuvent tuer...